mercredi 29 juin 2016

Phoolan Devi - Moi Phoolan Devi, reine des bandits


Titre : Moi Phoolan Devi, reine des bandits

         Nom de l'éditeur : Robert Laffont

Année de l'édition : 2013

Langue : français

Collection : Témoignage


4ème de couverture: 


Née en Inde dans une famille de basse caste, Phoolan Devi a onze ans quand on la marie de force à un cousin trois fois plus âgé qu’elle. Régulièrement battue et violée, elle s’enfuit pour tâcher de gagner sa liberté. Mais, très vite, elle tombe entre les griffes d’une bande de hors-la-loi chargés de l’enlever. L’un d’eux, devenu son compagnon, est assassiné sous ses yeux par une bande rivale. C’est à ce moment-là que notre jeune Cendrillon se métamorphose en reine des bandits. En 1981, devenue le chef de file de sa propre bande, elle se serait vengée en tuant vingt-deux propriétaires terriens de haute caste à Behmai, dans l’État d’Uttar Pradesh. Phoolan Devi prend alors le maquis avant de se livrer deux ans plus tard à la justice qui la condamne à onze ans de prison. Écrit à sa libération, ce livre est le témoignage d’une femme insoumise qui s’attaque aux plus grandes injustices de ce monde : violence faites aux femmes, misère, inégalités sociales… Combat qu’elle n’avait cessé de mener quand elle fut élue députée de l’Uttar Pradesh. Phoolan Devi, après avoir reçu des menaces de mort, a été assassinée le 25 juin 2001 à New Delhi par trois hommes en voiture, bras armés de la vengeance, pour le compte d’un notable de Behmai. Ce livre est son testament.

Biographie de l'auteur:


Phoolan Devi est née en 1961 dans un village pauvre d'Inde. Après onze années de prison, elle nous livre le témoignage bouleversant de son combat contre la misère, la violence et l'esclavage. Après avoir fondé une association de défense des opprimés, Phoolan Devi devient députée de l'État d'Uttar Pradesh, où elle a grandi. Elle est finalement assassinée le 25 juillet 2001, laissant derrière elle d'innombrables révoltés.


Extraits: 


« J’étais une petite fille normale d’une famille de basse caste que l’on a mariée à 11 ans. Mais quand la société m’a mise contre le mur, j’ai réagi. Je suis un être humain. »



Avis: 


Un livre dévoré lorsque je n'avais que dix ans si je ne me trompe pas, une histoire vraie, chronique de violence et de mort, j'ai décidé de le relire à nouveau avec un œil beaucoup plus mature mais aussi préparé, afin de pouvoir aussi partager ce témoignage poignant avec vous. A cette époque je n'avais pas du tout le mental prêt pour un livre si fort, même si on me l'avait recommandé je trouve qu'il faut avoir une force pour continuer à le lire car il n'est vraiment pas adapté à tout âge.
Quand j'ai décidé de lire ce livre je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi saisissant, de découvrir une fillette de 11 ans, naïve, vivre un calvaire cruel, se voir marier de force à un homme de 35 ans, trois fois plus âgé qu'elle, qu'elle n'aime pas, se faire violer devant ses parents, être victime d'un viol collectif de la part des Tackurs, on constate qu'il y a encore des pays où la loi du plus riche règne est surtout la loi de celui qui appartient à une caste plus élevée règne, je me demande comment de telles choses peuvent arriver.
Je n'avais pas conscience que les femmes indiennes de basse caste étaient si mal traitées. Elles ne sont même pas considérées comme des êtres humains: femmes-objet sans aucune dignité et jouant rôle social très réduit. Certaines descriptions sont à la limite du supportables. Mais pourquoi fermer les yeux sur cette situation déshonorante? Oui, ça fait mal, surtout quand on est une femme. Mais ça permet aussi de prendre du recul, de relativiser notre propre condition de femme occidentale et se dire qu'il faut continuer à se battre.
Pour moi Phoolan Devi fait partie de ces rares personnages qui, de leur vivant même, semblent tout droit sortis d'une légende ! Pendant 3 ans, à la tête d'une véritable armée, elle a frappé l'imagination d'un continent entier, volant aux riches pour donner aux pauvres, à la poursuite d'une vengeance jamais assouvie contre la brutalité des hommes. Pour toutes les femmes du monde, de l'humiliation à la libération, Phoolan Devi est le symbole de la révolte et du combat.

Après 11 ans de prison, Phoolan Devi est aujourd'hui livré et siège au parlement indien. Pour la première fois, c'est elle qui prend la parole pour raconter son histoire, avec ses mots, dans l'authenticité de sa violence. Il a fallu 2 écrivains, 18 mois de travail, 8 voyages en Inde, 2000 pages d'entretiens pour que s'ouvre ce livre unique en son genre. 
La vie de Phoolan Devi a fait l'objet d'un film documentaire diffusé sur France 2 en mars 1996. Même après tant de bataille elle finira quand même assassinée le 25 juin 2001. 
Ce livre est son testament.
À lire pour rester humble.


lundi 27 juin 2016







Titre : Au-delà du mal
         Nom de l'éditeur : Sonatine 

Année de l'édition : 2009

Langue : français

Collection : Policier

4ème de couverture: 

À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s’en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l’homme s’organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d’Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du meurtrier, dévoilent un inquiétant jeu de miroirs, jusqu’au captivant dénouement. 
À l’instar d’un Hannibal Lecter, Thomas Bishop est l’une des plus grandes figures du mal enfanté par la littérature contemporaine, un « héros » terrifiant pour lequel on ne peut s’empêcher d’éprouver, malgré tout, une vive sympathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, à l’intrigue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l’âme humaine. D’un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n’est pas sans évoquer Le Chant du bourreau de Norman Mailer et de sang-froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense. 

Extraits: 

Tous les êtres vivants, du plus minuscule cafard à l’homme lui-même, détruisaient la vie pour la préserver. La destruction représentait une forme de création, et la mort une forme de vie. Tuer, c’était vivre ; ne pas tuer, c’était mourir. Le tout était de savoir qui tuait et qui mourait. Et il n’avait pas du tout l’intention de figurer parmi les morts. 

Avis: 

Pour mon premier article j'ai décidé de partager un livre qui m'a laissé extrêmement perplexe, je l'ai dévoré avec fureur et angoisse. La subtilité avec laquelle Stevens nous manipule est fantastique, on se laisse submerger par la violence et la folie des personnages. Laissant de côté plusieurs fois (Avoir attendu 30 ans avant de le traduire peut vous donner une idée du niveau de violence du livre, et ce n'est pas exagéré...), mais étant décidé à quand même le lire j'ai mine de rien réussi même si le temps investit dans ce livre a été plus que pour la plupart de mes autres lectures.  
Âme sensible passez votre chemin, ce livre n’est pas pour vous.   
Shane Stevens à travers son livre à extrêmement bien représenter l'horreur la plus noire, une folie meurtrière du nom de Chess Man qui nous replongent dans les années 70. Un livre de 888 pages est très dur à résumer, un thriller bien ficelé avec des points de vus très différents de la part des personnages ce qui rend la lecture très fluide mais avec pas mal de longueur. Je tiens à préciser que ce livre contient des passages très choquants, nous incarnons principalement le personnage de Bishop le monstre alias Chess Man. Durant toute son enfance Bishop fut élevé par un monstre qui est sa mère. À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir réalisé un matricide, il s’en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis… 

Shane Stevens, se base sur un personnage réel, Caryl Chessman, condamné à mort en 1960 pour le viol de nombreuses femmes. Il va construire une histoire hallucinante autour d’un de ses éventuels « enfants » devenu à son tour un dangereux psychopathe. Malgré quelques longueurs, ce thriller est très bien construit et nous plonge au cœur de l’Amérique des années 70. L’histoire commence par le viol de Sara Owen Bishop, jeune femme d’une vingtaine d’années, qui se retrouve enceinte et donne naissance à Thomas Bishop, qu’elle suppose être l’enfant de son violeur, à savoir Caryl Chessman
À la suite de ce drame, Sara, bien que marié, voue une haine terrible pour les hommes. Lorsque son mari meurt au cours d’un braquage qui a mal tourné, Sara sombre peu à peu dans la folie et devient violent envers son enfant qu’elle bat régulièrement. En conclusion, Au-delà du mal est d’un réalisme cru, parfois dérangeant comportant quelques longueurs et je vous le recommande fortement. Si vous êtes une femme, évitez toutefois de le lire avant de vous rendre dans un bar où vous risqueriez de rencontrer un beau jeune homme… Il y aurait beaucoup à dire encore sur ce livre mais le mieux est de le lire pour vraiment se faire une idée du sacré thriller mais si vous aimez les histoires qui vous plongent dans les ténèbres, qui vous font suffoquer de peur, qu'est-ce que vous attendez ? .  

Comme dirait Steven King " l'un des plus grands romans jamais écrits sur le mal absolu. Je le recommande sans réserve !"